Ça brûle ! Que faire ?

1. Alarmer les sapeurs-pompiers - Appel d'urgence 118

Pour une alarme optimale, les informations suivantes sont nécessaires :

  • QUI téléphone ?
  • cela brûle-t-il ?
  • QU'EST-CE qui brûle ?

Lorsque l'alarme a été donnée, il faut se conformer aux instructions de la centrale d'alarme. Prévenir immédiatement les personnes en danger.

2. Sauver les personnes

Le sauvetage de personnes et d'animaux est prioritaire sur la lutte contre le feu. Quitter le lieux de l'incendie en empruntant les voies d'évacuation sécurisées et ne jamais utiliser les ascenseurs. Si les voies d'évacuation ne sont pas praticables, rester dans la pièce et attendre les sapeurs-pompiers. Se manifester à la fenêtre.

3. Fermer portes et fenêtres

La fermeture des portes et fenêtres est le moyen le plus efficace pour retarder le développement du feu et des fumées, ceci pour diminuer, voire supprimer, l'apport d'oxygène.

4. Lutter contre le feu

Dans la mesure du possible, lutter contre le feu avec les moyens d'extinction à disposition (extincteurs, couvertures d'extinction, postes incendie). Couper immédiatement l'alimentation des appareils électriques en feu.

Attention : ne jamais tenter d'éteindre des feux de graisse ou d'huile avec de l'eau !

A l'arrivée des sapeurs-pompiers :

  • Réceptionner et guider les sapeurs-pompiers
  • Fournir les informations quant aux occupants
  • Y-a-t-il des personnes ou des animaux manquants ?
  • Y-a-t-il des dangers particuliers tel que gaz, produits chimiques, etc. ?

Le triangle du feu

Les incendies, même les plus importants, naissent toujours d'une réaction chimique simple, la combustion.  La combustion vive, par rapport à la combustion lente qu'est l'oxydation, ne peut naître qu'en présence de trois éléments.

Ces trois éléments sont nécessaires pour qu'un feu puisse se développer, c'est ce que l'on appelle le triangle du feu. Quels sont-ils ?

  • Le combustible : (bois, papier, carton, textile, matière plastique…)
  • Le comburant : (oxygène)
  • La source de chaleur: (flamme de bougie ou d'allumette, ampoule électrique, fer à repasser, étincelle...)
Éteindre un incendie, c'est agir sur l'un des trois éléments (combustible, comburant, source de chaleur). Si l'action est facile dès lors qu'on éteint une corbeille à papier avec un verre d'eau, une fuite de gaz enflammé en fermant le robinet, un feu de friteuse en coiffant cette dernière d'un couvercle, le problème se corse dès qu'il s'agit d'un immeuble, d'un entrepôt, d'un réservoir de carburant ou d'une forêt.

Pourtant, c'est en appliquant ces principes simples, mais avec des moyens puissants et une stratégie rigoureuse que les sapeurs pompiers maîtriseront l'incendie. Si l'un de ces trois éléments n'est pas présent ou disparaît lors de la combustion, le feu n'existe pas.
 

Que représente le triangle du feu ?

Les 3 éléments nécessaires à la naissance d’un feu

 

Eteindre ? Oui mais comment ?

Pour éteindre le feu, il faut supprimer au moins un côté du triangle du feu :

Agir sur le combustible




On agira sur le combustible en le dispersant :

En utilisant l’effet mécanique d’un jet, ou en tapant dessus avec des battes à feu ou des branchages, ou bien en interrompant sa continuité (coupe feu en forêt), ou encore en la refroidissant (le plus souvent à l’eau), ou, enfin en coupant son alimentation s’il s’agit d’un gaz ou d’un liquide.

 Agir sur le comburant





Il s’agit d’étouffer le feu en le privant d’oxygène :

C’est le couvercle, le linge ou la serpillière avec lequel on coiffe la poêle ou la poubelle, c’est la mousse étalée sur une surface enflammée pour isoler de l’air.

 

Agir sur la source de chaleur





C’est trop tard au moment de l’incendie ! Il faut réfléchir AVANT l’accident à ce qui pourrait le provoquer :

Un emballage à proximité d’un réchaud, un travail de soudure dans un endroit encombré, une bougie dans un sapin, une ampoule contre un abat-jour ou une lampe halogène instable, des allumettes qui traînent près d’un enfant, l’imprudence d’un fumeur… Les causes ne manquent pas à la maison.

 

Les classes de feux

Les Classes de Feu - Explications plus précises

Classe A

Elle caractérise les feux "secs". Il s'agit de matériaux solides formant des braises (cellulose, bois, papier, tissu, fourrage, coton, etc.). Ce sont des matériaux particulièrement inflammables.

Leur combustion est :

  • Vive (avec flammes)
  • Lente (sans flamme visible, mais avec formation de braises incandescentes).

La phase de combustion lente peut être relativement longue avant que n’apparaissent les premières flammes, notamment lorsqu'il y a un manque de comburant. Il s’agit dans ce cas de feux « couvants ».


Classe B

Elle caractérise les feux "gras". Il s'agit des liquides et des solides liquéfiables (hydrocarbures, goudron, graisses, huiles, peintures, vernis, alcools, cétones, solvants etc). Ils flambent ou s’éteignent, mais ne couvent pas. Il n’y a donc pas de combustion lente et l’abattage des flammes provoque directement l’extinction. Leur capacité à s’enflammer dépend du point-éclair propre à chaque produit (température minimale à laquelle il émet suffisamment de vapeurs pour former avec l’air ambiant une atmosphère inflammable). En revanche, il peut y avoir rallumage brutal tant que la température avoisine celle de « l’auto-inflammation » (température à laquelle un mélange gazeux combustible peut s’enflammer spontanément sans la présence de flamme ou d’étincelle). C’est pourquoi, l’extinction complète ne peut être obtenue qu’après une phase de refroidissement.

Leur combustion provoque un dégagement de gaz toxiques et/ou corrosifs (chlore, cyanure, monoxyde de carbone, etc.) particulièrement dangereux pour l’environnement et souvent explosif à leur tour. Lors de ce type d'incendie les pompiers s'assurent d'une ventilation efficace. De plus, des réactions chimiques imprévisibles peuvent se produire au contact de l’eau, de la fumée, des gaz chauds ou d’autres produits.

Les liquides inflammables non miscibles à l'eau (essence, huiles, éthers, pétrole...)

Il est en général impossible de les éteindre avec de l'eau. Les liquides en feu surnageant l'eau risquent de porter le feu dans le voisinage ou dans les égouts. Les deux agents extincteurs les plus efficaces sont la poudre pour les feux de faible importance et la mousse pour les nappes de grande superficie.

Les liquides inflammables miscibles à l'eau (alcool, acides...)

Un feu de faible étendue peut être éteint par les pompiers à l'aide d'une lance en jet diffusé. Pour les feux plus importants, le CO2 et la poudre sont les meilleurs agents d’extinction.

Les solides liquéfiables (plastiques, caoutchoucs, goudrons...)

Ces feux dégagent une grande quantité de chaleur et de fumées.Ils sont généralement éteints avec de l’eau ou de la mousse.


Classe C

Elle caractérise les feux de gaz (gaz naturels, gaz de pétrole liquéfiés comme le butane ou le propane, ou d'autres produits à l'état gazeux comme des produits chimiques, gaz rares, etc.). Leur mise à feu s'accompagne généralement d'une explosion, d'autant plus violente que le mélange air-gaz s'effectue dans des proportions optimales entre les limites inférieure et supérieure d'explosibilité.

Ces feux se présentent sous forme de fuite enflammée, plus ou moins importante en fonction de la pression de stockage ou de transport, ainsi que du diamètre de la fuite. Il ne faut pas chercher à éteindre la fuite. L'accumulation du gaz continuant à s'échapper peut provoquer une explosion. L'extinction se fait en barrant la conduite. En cas de nécessité absolue, l'extinction de la fuite s'effectue avec de la poudre.


Classe D

Elle caractérise les feux de métaux. Les poudres D sont spécifiques à chaque type de combustible et se trouvent principalement dans des environnements industriels très particuliers. Leur combustion est généralement violente et très luminescente.

Au contact de l'eau ces métaux en feu régissent violemment en provoquant un dégagement d’hydrogène qui crée un risque d’explosion.

Certains métaux, comme le sodium, le magnésium, le potassium ou encore le phosphore blanc, peuvent s’enflammer spontanément en présence de l’air, voire exploser. D’autres ne peuvent le faire que lorsqu’ils sont à l’état de poudre ou de copeaux (aluminium par exemple).


Feu d'installations électriques (FIE ex classe E)

Jusqu'à il y a quelques années, il existait une classe E qui désignait les « feux d'origine électrique » provenant d'équipements électriques sous tension. Celle-ci servait à attirer l'attention sur le danger et l'approche différente qu'implique l'électricité. Leur extinction est plutôt réservée aux spécialistes à cause du danger d'électrocution : l'eau pure est à proscrire ! Le CO2 est très efficace contre les feux des moteurs électriques, relais, transformateurs, postes techniques, etc. La poudre est également efficace. On peut aussi utiliser l'eau pulvérisée qui est utilisable en présence de courant d'une tension inférieure à 1 000 V, car l'eau est pulvérisée en gouttelettes, et le jet n'est donc pas conducteur. Attention néanmoins à l'eau de ruissellement qui, elle, est conductrice. Si l'extincteur est défectueux, la pulvérisation peut ne pas être réalisée correctement et induire un risque mortel.


Classe F

Elle a été créée récemment (1998 aux États-Unis, 2000 en Europe) pour les feux liés aux auxiliaires de cuisson (huiles et graisses) dans les appareils de cuisson. En effet, bien que ces feux soient à proprement parler de classe B, la présence généralement d'appareils sous tension dans le voisinage du feu et le besoin d'agents extincteurs compatibles avec la chaîne alimentaire ont nécessité la création de nouveaux extincteurs plus adaptés. Ceux-ci contiennent des agents chimiques secs (par ex. acétate d'ammonium) qui ont le même effet que la mousse : ils étouffent le feu par la création d'un film (par saponification) à la surface du liquide. De plus, cette classe fait porter l'attention sur le risque important de boil over lié à l'utilisation d'eau sur ces feux.
 
Autres Classes

Sur des feux de classe A (à condition que le foyer ne soit pas de type profond, c’est-à-dire sans braise) et B un extincteur au dioxyde de carbone peut être utilisé selon le principe du « tout ou rien ». En cas de réussite le feu est complètement éteint, en cas d'échec il reprend avec la même intensité.

Moyens d'extinctions et leurs effets

L'eau est le moyens d'extinction le plus couramment utilisé. Par rapport aux autres moyens d'extinction, elle présente de nombreux avantages.

L'eau est facilement disponible et relativement peu coûteuse. Elle se transporte plus aisément que les autres moyens d'extinction, même sur de longues distances, et constitue un moyen d'extinction particulièrement efficace dans de nombreux domaines.

Le principal effet d'extinction del'eau est le refroidissement. L'eau a en outre un certain effet étouffant (vapeur d'eau).

Il faut cependant faire attention aux risques de brûlures par la vapeur d'eau. A savoir également que l'eau gèle à 0°C. L'eau contaminée est nuisible et dangereuse pour l'environnement.

Il existe d'autres moyens d'extinctions tels que :

  • La mousse
  • Le CAFS
  • La solution mouillante
  • La poudre
  • Le dioxyde de carbone (CO2)

Les petits moyens d'extinctions

Il s'agit de moyens portatifs, léger jusqu'à environ 20 kg. Ils sont utilisés pour lutter contre les débuts d'incendie et les travaux de fin d'extinction.

Exemples d'utilisations :

  • Petits feux
  • Feux naissants
  • Extinction de braises
  • Feux dans les espaces creux
  • Travaux de fin d'extinction
  • Couverture d'extinction

    Ne pas lancer la couverture d'extinction sur le feu.

    Attaquer dans la direction du vent. Manipuler de manière à ne pas marcher dessus. Supprimer les sources d'énergie et surtout attention aux risques de réinflammation.

  • Extincteurs portatif

    Ils sont prêts à l'emploi. Ils conviennent pour les débuts d'incendie car leur contenance limite leur durée d'utilisation.

  • Seau-pompe

    Petit moyen d'extinction portatif avec pompe manuelle à piston à double effets. A choix, jet plein ou diffusé.

  • Pompe à main

    Se compose d'une pompe, d'environ 5 m. de tuyau et de 1 ou 2 seaux. A choix, jet plein ou diffusé.

  • Sac à eau

    En matériel PVC d'une contenance d'environ 18 litres. Pompe manuelle à piston double effets. A choix, jet plein ou diffusé.

Les 3 modes de transfert thermique

Connaissez-vous les trois modes de transfert thermique ? Si oui, savez-vous différencier les termes ‘conduction’ et ‘convection’ ? Si ce n’est pas le cas, voici quelques explications

En savoir plus sur: https://jeretiens.net/les-3-transferts-thermiques/

Connaissez-vous les trois modes de transfert thermique ? Si oui, savez-vous différencier les termes ‘conduction’ et ‘convection’ ? Si ce n’est pas le cas, voici quelques explications.

– La conduction thermique est spécifique aux solides (bois, métaux, etc), elle est un transfert direct au sein d’un milieu matériel, qui se fait par propagation de proche en proche de la chaleur. Le mouvement d’agitation thermique (flux de chaleur) va toujours des zones chaudes vers les zones froides. Les mauvais conducteurs (gaz, laine de verre ou polystyrène) sont appelés isolants.

Exemples de conduction :

Une conduction thermique se produit entre une personne pieds nus et un carrelage très chaud (le transfert de chaleur va se faire du carrelage aux pieds). Le beurre fond plus vite sur du métal chaud (poêle en acier) que sur d’autres matériaux chauffés (bois), donc le métal est un meilleur conducteur thermique, en effet la conductivité de l’acier (50 W.m-1.K-1) est plus élevée que celle du bois (0,2 W.m-1.K-1).


– La convection thermique est spécifique aux fluides (liquide, gaz, air), ainsi qu’aux éléments déformables (comme les roches à hautes pressions dans le manteau terrestre), elle est liée au mouvement du fluide, donc à un transport de matière. L’état fluide regroupe l’état gazeux et l’état liquide qui ont la faculté d’être déformables. Il s’adaptent à la forme du récipient offert, et peuvent s’écouler.

Exemple de convection :

Lorsque que l’on met ses mains au dessus d’un feu de cheminée (ou de barbecue), on ressent de l’air chaud, en effet celui-ci est produit par convection. Lorsqu’on souffle sur une cuillerée de soupe brûlante, elle refroidit plus vite (les molécules du fluide chaud sont remplacées par de nouvelles molécules à plus basse température).

 

– Le rayonnement thermique est une émission de rayonnement électromagnétique par un corps chaud, le rayonnement a la particularité de se déplacer dans le vide (rayonnement solaire). L’énergie électromagnétique reçue par le système est absorbée et convertie en énergie thermique (chaleur).

À titre d’information, la plupart des êtres vivants émettent essentiellement des longueurs d’onde située dans l’infra rouge (pour des températures usuelles). Les longueurs d’onde de l’infra rouge sont comprises entre la fin du domaine visible (≈ 700/800 nm ≈ 7.10^-7 m) et le domaine des micro-ondes (≈ 1 mm ≈ 10^6 nm ≈ 10^-3 m).

Exemple de rayonnement :

En été, le fort rayonnement du Soleil fait chauffer le carrelage des terrasses extérieures.

 

Le meilleur exemple regroupant ces trois modes de transfert thermique est celui de la casserole pleine d’eau qui chauffe, comme le montre le schéma à droite.

La conduction entre le manche de la casserole (métallique) et la main ;

La convection dans le liquide qui bout ;

Le rayonnement provoqué par les flammes.

 

L’astuce :

Pour se souvenir que la conduction thermique est spécifique aux solides, il faut se dire que dans ‘conduction’, on a le mot ‘dur’, dur comme les solides !

Pour se souvenir que la convection thermique est spécifique aux fluides, il faut se dire que dans ‘convection’, on a le mot ‘vent’, qui est un mouvement d’air, et ‘l’air’ est considéré comme un fluide.

Exemple de rayonnement : En été, le fort rayonnement du Soleil fait chauffer le carrelage des terrasses extérieures.

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